Compostelle, le retour! (1 de 5)

Publié le par Éric Laliberté

IMG-0018.JPGQuinze jours pour comprendre
ce que la souffrance avait à m’enseigner.
Quinze jours à progresser,
avec ma tête dure et mon orgueil,
avant de saisir que ma souffrance…
c’est moi qui la provoquais!
 
Avec du recul, je réalise
qu’on ne se lance pas
sur la route de Compostelle
pour elle-même.
Ce n’est pas pour la route,
ni même pour Santiago,
que nous faisons ce chemin
mais, pour tout ce qui s’y produit!
Pour la « magie du chemin »,
pour le cours qu’il nous donne sur l’être humain.
 
Avec le recul,
je comprends que nous faisons la route
IMG-0025.JPGpour ce qu’elle offre et non pour ce qu’elle est.
On aime les gens, les liens qu’on y développe.
On aime les découvertes qu’on y fait.
Mais, la route, le quotidien de ce chemin,
on ne peut pas l‘aimer!
Il faudrait être masochiste!
Ce chemin représente tellement de souffrances…
Et pourtant…, c’est grâce à cette souffrance
que nous apprenons le plus!
Fuir cette souffrance, l’endormir, l’anesthésier,
nous couperait de l’enseignement qui nous est offert.
 
Si nous souffrons sur la route,
c’est bien souvent parce que nous avons
une mauvaise attitude.
Nous ne savons plus écouter
les signaux que nous envoie notre corps.
Nos conditionnements nous font réagir par orgueil :
« Les autres continuent, moi aussi!
Même si ça fait mal!
IMG-0061.JPGJ’ai dit que je ferais tant de kilomètres aujourd’hui! Je les fais!
Même si ça fait mal!
Je ne vais pas assez vite! J’accélère!
Même si ça fait mal! »
Nous sommes orgueilleux!!!
Tant d’orgueil, autant de souffrance…
« Vanité, des vanités!... » disait Qoéleth.
 
J’ai donc mis 15 jours pour comprendre,
pour apprendre de ma douleur.
Mais, la blessure étant installée,
je l’ai traînée tout le voyage
et je m’en ressens encore aujourd’hui…
 
IMG-0072.JPGAu-delà de cette douleur,
qui m’a profondément marquée,
il y a beaucoup à raconter.
Il y a les gens rencontrés,
les amitiés tissées,
l’entraide et le support offerts si gentiment.
Il y a la beauté des paysages parcourus :
montagnes, forêts, champs,
villes, villages, rivières,
ponts, fleurs, vignes…
Toutes ces images sont gravées en nous.
Tous ces visages
sont le souvenir le plus cher
de ce pèlerinage.
 
Au cours de ce périple,
IMG-0083.JPGtrès peu de visites d’églises,
très peu de ces discours religieux,
mais, beaucoup de Vie!
Ce Dieu Vivant qui marche avec nous,
j’ai senti sa présence…
et je la ressens encore!
Au-delà de toutes conventions,
au-delà du poids que nous portions,
Il était là et lentement
en sa présence,
nous défaisions le joug
qui pesait sur nos épaules.
Lentement, nous apprenions
la légèreté de ce qui fait vivre…
 
IMG-0093.JPGNe cherchant pas à faire de ce récit un guide voyage,
je m’attarderai davantage à vous raconter
les leçons que je tire de cette route.
Le chemin nous enseignant à chacun ce qui est nécessaire
pour avancer plus loin dans notre humanité.
C’est ce que j’ai le goût de vous partager.
Les paysages, vous les découvrirez à travers les photos
que je joindrai à mes textes.
Les visages, vous les sentirez
à travers mon expérience du chemin.
Car c’est par eux,
bien souvent,
qu’il nous enseigne…
Ainsi, je vous partagerai
« Mon chemin de Compostelle »,
un parmi tant d’autres
tous aussi magnifiques.
 
Buen Camino!
amazigh.jpg 
Éric Laliberté
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O
Ton blog est très intéressant, si cela te dit, je te mets dans mes liens
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É
C'est d'accord! Et je fais pareil pour toi.À bientôt!
É
Merci également à Richard et Eleonore.
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É
Bonjour Édith!Heureux de te retrouver et merci pour les corrections!Je crois que refuser la souffrance, ou vouloir absolument l'anesthésier, c'est refuser son humanité. La souffrance fait partie de la vie et c'est par elle que nous apprenons à vivre. À bientôt! Et merci pour ton commentaire.
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E
Bonjour,Fidèle à moi-même je commence par les fautes d'orthographe : 1er paragraphe : C'est moi qui la provoquais (le sujet est à la première personne du singulier)4ème paragraphe : les signaux que nous envoie notre corps (le sujet est "notre corps" et le verbe est du premier groupe en er)Pour ce qui est du texte lui-même je te rejoins Eric : la souffrance fait avancer et j'en sais quelque chose ! J'ai souffert d'avoir eu un enfant handicapé et grâce à lui j'ai avancé deux fois plus vite que tout le monde (ceux qui vivent des vies de famille normales). Je dois dire que j'ai fait aussi souvent des pélerinages quand j'étais plus jeune parce que ma vie était tranquille et plutôt heureuse (avec des parents aimants et attentionnés), mais mon vrai pélerinage a été celui que j'ai fait en l'an 2000 avec mon fils handicapé à Lourdes ! Là j'ai reçu l'Onction des malades avec mon fils et j'ai compris combien est forte la souffrance et en même temps l'Amour de Dieu pour nous, êtres humains ! Depuis je suis comme sur un nuage avec Dieu à mes côtés pour tout ce que je fais dans ma vie !Je comprends donc ce que tu as vécu, Eric ! AmicalementEdith
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E
La courtoisie veut qu'on laisse un message....Très beau ce voyage, toute une histoire...Je te souhaite une bonne journée.
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