Le Dieu Vivant!
qui nous l’offre en abondance;
qui se préoccupe des oiseaux et des lys;
qui sait le temps qui convient pour chaque chose.
Ce Dieu qui relève, qui soutient,
qui se fait murmure ou silence…
Ce Dieu qui souffle dans les branches,
soulève les vagues,
déchire le ciel de ses éclaires.
Ce Dieu dont la force de vie
va jusqu’à vaincre la mort
puisqu’il est la Vie elle-même
et dont nous pouvons dire
notre père, ou même, notre mère…
Dire Notre Père, signifiait beaucoup à l’époque de Jésus.
C’était même révolutionnaire que de s’adresser à Dieu de la sorte.
Aujourd’hui, le Notre Père a gardé toute sa force mais,
n’a probablement plus le même impacte qu’à l’époque.
Alors, si nous disions Notre Mère…
Si nous disions Notre Mère
pour le simple plaisir de voir les images
que cette prière éveillerait en nous…
Pour découvrir la face féminine de Dieu…
Si nous disions Notre Mère la Vie,
puisque Jésus lui-même
se disait Fils du Dieu Vivant…
Essayons…
Notre Mère la Vie,
qui est parmi nous,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite,
sur la terre comme au ciel.
Donne nous aujourd’hui
notre pain de ce jour.
Pardonne nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensé
et ne nous soumets pas à la tentation
mais, délivre nous du mal…
Entendez-vous la puissance
de ce discours pour notre époque?
C’est pourtant la même prière
que Jésus nous a enseignée.
Mais, en la récitant de cette façon,
elle prend encore plus de sens pour notre temps.
Il me semble entendre davantage
toute la densité de ce que Jésus annonçait.
J’entend la puissance
de ce que les premiers disciples entendaient.
Ce Dieu Vivant
au nom sanctifié, sacré…
Une Vie sacrée!
Que vienne le règne de la Vie!
Pas celui de la mort! De la Vie!
Que cette Vie s’accomplisse et s’épanouisse!
Par cet accomplissement,
l’accomplissement d’une vie qui jaillit en abondance,
il y aura de la nourriture pour tous.
Et, quand il y a de la nourriture pour tous,
il y a de la place pour tous!
La Vie est accueil!
Pardonne nous de ne pas avoir su susciter la vie,
de ne pas avoir su la protéger.
Pardonne nous d’étouffer
la vie qui cherche à jaillir
en chacun de nous.
Pardonne nous comme
nous sommes prêt à pardonner
à ceux qui ont opprimé la vie en nous…
Ne nous soumets pas à la tentation
en nous évitant le piège du mal.
Celui qui tue les liens vivants qui nous unissent.
Libère nous de ce mal,
de cette propension à l’incrédulité,
celle qui nous empêche de croire
que la vie triomphe toujours
et que nous faisons partie de ce plan divin.
Que nous en faisons partie, tous et chacun,
et que le rôle de chacun y est tout aussi primordial.
Ce dieu est le Dieu de Jésus.
Amen!
Éric Laliberté
(Bientôt, je vous parlerai de Compostelle…)
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