On a peur de vivre
La vie nous entraîne dans un mouvement
la célébrant elle-même.
Elle nous entraîne
toujours plus en avant.
La vie circule, partout, invisible.
Elle nous inonde de ses bienfaits,
nous baignant par son abondance.
Elle est là, invisible et plus forte que tout.
On a beau la raser, elle ressurgit.
Rien ne peut l’effacer.
La vie s’accomplit
à chaque instant,
hors du temps.
Nous sommes issus
de cette force vive.
Nos corps s’animent
de cette puissance divine.
Pourtant, nos sens limitent notre entendement.
Il est difficile, dans un monde forgé d’images futiles,
d’accorder de l’importance à l’invisible.
L’invisible, monde intangible,
hors de tout contrôle.
La vie nous effraie,
elle est si grande.
Et nous sommes si petits…
Voilà le type de réflexion
que provoque notre vision rétrécie.
La vie qui nous habite n’est pas plus petite
que celle dans laquelle nous baignons.
Nous avons tout simplement peur
de la saisir, de l’embrasser,
de nous y abandonner.
Car pour y accéder, il faut s’abandonner.
faire confiance, aller au-delà de soi.
Franchir les limites de notre être
et dépasser ces peurs
qui oppressent nos cœurs.
Parvenir aux puissances libératrices de la vie.
Avoir le courage de vivre!
Quand cesserons-nous d’occuper nos jours
à épuiser le temps de vaines obligations?
Le jour où nous nous laisserons saisir par la vie.
Le jour où nous entendrons les limites que nous opposons
à la vie qui sommeille en nous.
Éric Laliberté
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