Choisir sa route
La prendre dans l’esprit où tout est accompli.
Dans l’esprit où tout est déjà là, prêt à être cueilli.
Le royaume n’est pas question à venir,
il est à découvrir!
Il est la route qui se révèle en chacun de nos pas.
Il suffit d’ouvrir les yeux sur le réel.
Mais savons nous reconnaître le fruit mûr?
Nos yeux ne savent plus toujours voir…
Ils se laissent capter par tant de scintillements.
En quoi mon chemin est-il vivifiant?
En quoi mon mode de vie me satisfait-il?
Ne ferais-je qu’entretenir une insatisfaction
par peur de saisir ce qui m’appartient vraiment?
Par désorientation?
Aurais-je oublié que l’humain
est un être en marche, un être en devenir?
Toute notre expérience humaine
s’inscrivant dans cette poussée,
dans cet élan vers plus grand.
Ne nous laissons pas détourner
par tout ce que nous pourrions croiser.
Par tous ces gens qui interpellent et appellent :
« Hé! Viens vers faire un tour chez moi! »
Ils nous font quitter la route, notre route.
Ce n’est peut-être que pour un instant
mais, on ne sait jamais!
Parfois, on s’arrête très longtemps,
oubliant même que nous allions quelque part…
Restons conscient de notre chemin,
ne le perdons pas de vu.
Si nous ne sommes pas certain de nous,
refusons les invitations.
Refusons-les, jusqu’à ce que notre chemin
s’inscrivent avec assurance en nous.
Nous le ferions pour des raisons de santé
à plus forte raison pour notre épanouissement.
Refusons ces incitations
qui nous éloignent de notre éclosion.
Même si cela peut blesser certaines personnes!
À la fin de notre vie,
de quoi serons-nous le plus heureux?
D’avoir suivi notre route?
Ou de réaliser à quel point
nous avons fait fausse route
nous croyant bardé d’obligations
qui ne sont que culpabilisation?
L’agir libre, l’être libre,
sans dépendance,
voilà ce qui rend l’humain plus aimant.
Le cœur réapproprié,
il peut s’offrir sans compter.
Éric Laliberté
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