L'âge des ténèbres
« Comment ai-je pu en arriver là? », se demande dès le début Marc Labrèche, dans la peau du personnage principal. Une vie insipide, sans couleur, sans saveur…
La lucidité de ce film me laisse plein d’admiration pour le travail de Denys Arcand. Le regard qu’il porte sur notre société relève du prophétique. C’est probablement pourquoi tant de gens l’ont critiqué.
Tout au long de son scénario, il dénonce notre mode de vie, son absurdité, son manque de sens, son flot d’inutilité, pour nous ouvrir en bout de ligne sur un possible espoir de bonheur. Un bonheur qui se cache derrière des gestes simples, fait avec cœur. À des lieues de ce que promeut notre société.
Tout au long de son scénario, il dénonce notre mode de vie, son absurdité, son manque de sens, son flot d’inutilité, pour nous ouvrir en bout de ligne sur un possible espoir de bonheur. Un bonheur qui se cache derrière des gestes simples, fait avec cœur. À des lieues de ce que promeut notre société.
Zoom sur la main qui épluche une pomme. Zoom de plus près, que l’on puisse sentir la texture de la pomme, entendre le bruit de la pelure qui se détache, le geste lent. Elle a presque une odeur, cette pomme, tellement on en est près, tellement on prend le temps de s’y arrêter…
Cette fin nous laisse croire qu’Arcand a, malgré tout, encore confiance en l’humanité. D’ailleurs, après L’Âge des ténèbres, ne vient-il pas la Renaissance?
Éric Laliberté
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