Saint-Jacques-de-Compostelle

Publié le par Éric Laliberté

IMG-0216.JPGCette destination nous fait rêver depuis longtemps, Brigitte et moi, depuis au moins notre séjour en République Dominicaine. Nous nous trouvions là pour un projet d’aide humanitaire qui a malheureusement mal tourné. Nous y avons vécu six mois, avec les enfants, et les trois seuls livres français que j’avais emportés étaient : Zorba le grec, une biographie de François d’Assise et Le pèlerin de Compostelle, de Paolo Coelho. J’ai lu et relu les deux premiers sans ne jamais me lasser. Brigitte est passée au travers du Pèlerin de Compostelle en quelques jours. Moi, je n’arrivais pas à le lire. Je n’aimais pas le côté paumé du personnage principal. Peut-être me reconnaissais-je trop bien à travers lui? Ce personnage qui cherchait sans cesse l’extraordinaire, le fabuleux, le magique… sans ne jamais y parvenir. Je n’aimais pas me faire renvoyer cette image de moi-même. J’ai laissé tomber après quelques pages et suis retourné vers Zorba et François. Eux avaient eu le courage d’aller jusqu’au bout. Ils avaient eu le courage de vivre cette fougue qui les habitait, de faire de leur vie ce rêve souhaité. Il faut dire qu’à ce moment, notre projet d’aide ne tournait plus très rond et se dirigeait même vers l’échec. Une fois de plus mon rêve s’évanouissait…
 
Pendant les dernière semaines de notre séjour, alors qu’il devenait de plus en plus clair qu’il faudrait interrompre l’expérience, j’ai repris le Pèlerin de Compostelle. Je l’ai repris et cette fois ma lecture fut différente. J’ai plongé dans cette histoire sans même m’en rendre compte. Cette fois-ci, allez savoir pourquoi, Coelho avait capté mon attention et j’ai pu découvrir ce chemin, cette route qui façonne…
 
L’expérience semblait simple et à la fois renversante. Une route millénaire parcourue par des millions de personnes en quête d’un meilleur, d’espérance. Des gens qui cherchaient à transformer leur cœur et devenir meilleur. Oui, un chemin qui façonne les cœurs au rythme de nos pas! Il n’y avait qu’à marcher.
 
Ce chemin me plaisait finalement! Brigitte, de son côté, en était déjà convaincue. Depuis ce jour, nous avions alors résolu d’en faire l’expérience. Nous voulions nous aventurer et fouler cette terre qui avait fait vibrer le cœur de tant d’hommes et de femmes.
 
C’était il y a six ans. Aujourd’hui, il ne reste plus que 27 jours avant notre départ. Une amie, Annik, se joindra à nous. Le 2 septembre 2007 nous prendrons l’avion pour Paris et le 5 septembre nous serons à St-Jean-Pied-de-Port. C’est la ville de départ que nous avons choisie pour faire cette route aux mille points d’origine mais dont la destination est toujours la même. J’allais dire « mais dont la fin est toujours la même » mais, il ne serait pas juste de dire que tout le monde y trouve la même issue. J’ai entendu tellement d’histoires différentes… Et, de toutes ces histoires, je n’ai vu que des visages émerveillés, des gens prêts à recommencer.
 
Mais, il ne faut pas se laisser tromper! Le chemin est dur et même rude par certains endroits. Malgré ces difficultés, malgré le défi qu’il représente, ce chemin me semble être le combat recherché par tant d’êtres humains. Un combat qui donne une nouvelle perspective à nos vies qui, trop souvent, s’agrémentent de futilités sans jamais nous satisfaire. Un combat pour réapprendre à vivre simplement et enfin trouver la satisfaction.
 
Au cours des trois prochaines semaines, je vous invite donc à faire le compte à rebours en notre compagnie. Nous vous partagerons notre préparation et découvrirons ensemble ce que d’autres on dit de cette route qui mène au Champs d’étoiles de St-Jacques, la route de Santiago de Compostella.
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Éric Laliberté
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É
C'est quelque chose que de repartir à zéro! Mais comme vous le dites, c'est une bonne occasion de prendre conscience du surplus accumulé avec les années. Bien heureux que la culture québécoise vous plaise!(Merci pour la correction!)À bientôt!
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E
Bonjour,Alors vous allez à Paris début septembre ?! Heureusement que vous n'y restez pas car pour le stress les Parisiens sont champions ! Je penserai à votre marche vers ce but tant recherché. Vous nous direz ce que ça vous a apporté de nouveau dans votre vie. Pour moi, le Chemin, je suis en train de le faire : je repars à zéro dans ma vie, avec ma famille. Je me mets à racheter des électros ménagers et des matelas pour pouvoir vivre ! C'est drôle de se retrouver comme à nos débuts. Mon appartement est tout petit à côté de ce que j'avais dans la Région Parisienne et pourtant j'y suis bien. Je ne vais plus m'encombrer de choses inutiles comme je l'ai fait avant. Quelle joie d'être parmi des personnes lumineuses comme sont les Québécois !Je voudrais juste signaler une faute d'orthographe dans ce texte au deuxième paragraphe : "Les dernières semaines" : il manque le S à dernière. Bon mois d'août et bonne préparation. AmicalementEdith
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