La vie, la mort, de quel côté sommes-nous?
Où est la vie? Où est la mort?
De quel côté sommes-nous?
Dès notre naissance nous entrons en phase terminale.
Dès cet instant nous commençons à nous éteindre.
Plutôt que d’assumer cette réalité,
nous passons de grands pans de notre vie
à vivre par automatisme,
à faire semblant que nous vivrons éternellement.
Comme si la mort n’existait pas.
Comme si tout cela n’avait pas de fin.
Nous vivons
portés par l’inconscience,
le cerveau au neutre,
par peur ou par paresse,
accomplissant ce que nous appelons « vie »
d’une manière léthargique incomparable.
Nos vies ressemblent à la mort
plus que nous ne saurons l’imaginer.
Pourtant, toute la richesse d’une vie
se trouve dans son éphémérité.
C’est grâce à celle-ci
que nous l’apprécions davantage,
que nous n’agissons plus par futilités.
Le nier, c’est déjà être mort.
Vivre c’est avancer,
aller vers en toute confiance.
C’est accepter les souffrances,
les passages, les transformations
qui nous conduisent
vers ce qu’il y a de plus grand en nous.
C’est s’ouvrir à un monde
que nous refusions de voir,
trop préoccupés à étouffer la peur de vivre
qui gronde en nous.
Le nier, c’est refuser d’être.
Accepter de côtoyer notre mort,
c’est choisir de vivre chaque jour.
Éric Laliberté
Publicité