Complainte

Publié le par Éric Laliberté

Tu te plains sans cesse de la dureté de la vie.
Tu gémis sans cesse sur le fardeau de tes jours.
Tu rechignes sur la peine de tes heures passées sous le soleil.
Et, si par malheur survient un accident
qui emporte ton enfant,
tu cries au désespoir
maudissant la vie,
qui une fois de plus,
emporte tout sur son passage.
 
Mais de quoi te plains-tu?
Ne devrais-tu pas te réjouir?
Ton enfant chéri n’aura plus à subir
les affres de cette vie
que tu as tant maudis.
Ton enfant est libre!
Il n’aura pas à porter ce fardeau
qui pèse si lourd sur ton dos.
 
Quoi?
Ce n’est pas la vérité?
Ce n’est pas ce que tu voulais dire?
Bon, tu pleures encore.
Mais qu’y a-t-il?
Tu pleures sur tout ce que ton enfant
n’aura pas eu la chance de connaître?
Les beautés du jour, l’amitié, l’amour…
Mais, alors, de quoi te plaignais-tu?
Tu ne sais pas!
Alors, laisse-moi te dire de quoi tu te plaignais :
— Tu te plaignais de toi! —
C'est sur toi que tu pleures!
 
En te plaignant,
tu faisais porter le fardeau de tes peurs à la Vie!
Craignant de vivre pleinement,
ayant peur de prendre
tout ce qu’elle avait à t’offrir,
tu gémissais sur ton sort!
Aujourd’hui, si tu pleures cet enfant
c’est que tu avais mis tous tes espoirs en lui.
L’espoir qu’il saurait vivre,
là où, toi, tu as eu peur de passer.
 
Relèves-toi et tiens-toi droit!
Ton enfant n’est pas mort!
Et il est encore temps.
Temps de montrer à cet enfant
que la vie est un magnifique présent.
Relève tes manches et fonce!
Tu pourrais être emporté à tout moment.
Alors ne manques pas un instant.
 
Éric Laliberté

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marieluce 23/10/2006 21:46

On voudrait réussir sa Vie, jeune, on se l’était promis ! Mais, avec le temps, lorsqu’on se retourne sur le chemin parcouru, on est souvent déçu, les buts n’ont pas toujours été atteints, alors on se cherche des excuses… C’est toujours la faute des autres, de l’entourage… On nous a mis des « bâtons dans les roues », c’est ce qu’on dit … Et si ce blocage venait tout simplement de nous et de notre manque de courage ? C’est vrai qu’il faut de la ténacité et de l’optimisme pour rester fidèle à ses engagements de jeunesse, à ces grands idéaux … Il n’est pas juste d’accuser les autres de notre échec, et encore moins d’exiger d’eux, surtout de nos enfants, de réussir là où nous avons échoué. Bien sûr nos enfants sont notre fierté, et nous avons espoir de leur transmettre le flambeau, mais leur Vie ne nous appartient pas. Nous pouvons leur donner notre Amour, mais pas nos pensées. Nous ne pouvons leur demander de réaliser nos rêves, car ils ont les leurs, et c’est ainsi que va la Vie. Efforçons nous donc de les guider, de leur servir simplement de point de repère sur le chemin de l’infini … Et pour cela restons ambitieux, l’avenir est à ceux qui en veulent !!!

Richard 21/10/2006 03:13

Bravo Éric, belle réflexion.....
Richard