Choisir la pauvreté

Publié le par Vivre simplement

Celui qui choisit la pauvreté
le fait par opposition à la richesse
au sens où on l'entend de posséder.

Choisir la pauvreté,
c'est choisir de vivre librement.
Plus je possède, plus je m'obsède.
Les richesses relèvent
d'un désir de contrôle
sur notre environnement
et je préfère m'en remettre
à une nature providentielle
et abondante.

La vie circule, se cueille,
se dépose et se repose.
Elle se fait fougueuse,
enivrante et amusante.
La richesse accapare, inquiète,
maintient, encadre,
fixe, formalise, taxidermise...

L'illusion de notre monde
tient dans l'importance que nous accordons
à nourrir des besoins insatiables.
La recherche de richesses
n'étant que recherche
de satisfaction des sens.
Mais, nos sens seront toujours insatisfait!
Pour trouver la véritable satisfaction,
il faut chercher au-delà.
Au-delà de l'illusion.
La satisfaction durable
ne se trouve pas
dans l'éphémère,
émotif ou sensitif,
d'une pulsion passagère.
La richesse vient
de notre conscience de l'abondance
dans laquelle nos vie sont plongées.
Peu importe notre condition!

Mais, tout ceci n'est qu'histoire de mots
et du sens dont on les remplit.
La richesse n'est pas ce que j'admire en elle
et la pauvreté n'est pas cet état miséreux que j'observe.
Elles ont beaucoup plus en commun
qu'on ne saurait l'imaginer.
Richesse et pauvreté
sont en fait apparentées.

Notre richesse réside
dans notre capacité
à dénicher le trésor
qui sommeil en chacun de nous.
Dans celle à faire fleurir
celui qui dort en l'autre.
Dans celle à savoir, aussi,
que nous sommes aimés,
désirés par la Vie, par Dieu.

La pauvreté n'est qu'un mot
pour désigner une réalité.
Une réalité qui convient
à une aspiration social,
présupposant l'accumulation
et la surconsommation,
alors que nous sommes
dans l'absence de superflus,
dans l'absence d'investissement
à l'agitation de notre temps.

Dans cette perspective,
richesse et pauvreté peuvent alors s'unir
l'une se nourrissant de l'autre,
ma richesse s'accomplissant dans ma pauvreté...

Éric Laliberté

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Valerie 11/10/2008 15:17

oui, a partir du moment ou ils detiennent pour nous une signification de soi ou sentimentale, je pense que les objets nous representent et peuvent etre important pour le Soi. La seule chose que l'on possede je pense dans la vie, c'est la vie. Profitons en pendant qu'il en est temps :D (je prefere posseder la vie que la vie qui me possede)Valerie

Valerie 11/10/2008 14:32

Cher Eric, la pauvrete dans le sense de posseder... peut etre que ce n'est qu'une perspective qui limite la possession a quelque chose de mauvais. Peut etre que ce que je voulais dire etait que posseder en lui-meme n'a rien de mal. C'est ce qu'on fait avec qui peut tourner mal...posseder n'est pas forcement = a obsession. C'est un peu comme si on voit la vie en noir ou en blanc, extremement. Mon experience personnelle me fait penser que posseder, meme beaucoup, si on peut le gerer n'affecte en rien qui je suis car je ne me laisse pas envahir. A partir du moment ou je prends soin de tout ce que je possede, ca ouvre mon ame et mon sense creatif, ca m'inspire aussi. Ce n'est pas comme si j'avais a creer et re-creer tout le temps car je n'ai jamais rien. Je peux creer, admirer mes possessions comme j'admirerai le ciel et ses couleurs dans un etat meditatif. Les possessions peuvent aussi aider a developper l'amour de soi a travers l'objet, prendre soin des autres et de soi. Au lieu de developper un desir de control, je m'interesse a ce que je vois et je prends interet a ce que je peux en faire. Comme mes photos, mes albums, ce sont des possessions qui ont un cote sentimentale, mais pourquoi perdrai je mon temps a regarder mes photos, ces objets, si je peux passer mon temps avec les personnes sur ces photos? parce que je ne sais pas si on possede quelque chose dans cette vie reellement. Il faut savoir gerer ses possessions. La satisfaction des senes, je suis d'accord, mais pas seulement, ca va plus loin que les senses seulement, je crois. Si ces possessions nous donne la satisfaction ephemere d'exister dans ce monde moderne, alors c'est un debut qui peut se developper d'une facon positif. C'est aussi dans ce sense que je parlais, "a denicher les tresors en nous", et parfois les possessions aident. Et je suis d'accord aussi que dans l'etat d'anxiete que le sentiment de pauvrete abat sur nous, on peut aussi trouver une richesse, et des mots pour exprimer nos sentiments existentiels les plus profonds. J'espere que j'ai pu clarifier mes pensees.Valerie

Vivre simplement 11/10/2008 15:14


Merci Valérie d'avoir clarifié ta pensée! Je saisi mieux ce que tu cherchais à exprimer. Comme tu le dis: " On peut posséder beaucoup, c'est ce qu'on fait avec..." ou l'attitude qu'on a avec ce que
l'on croit posséder. J'ajouterais également que les problèmes surviennent lorsqu'on devient dépendant de ce que l'on croit posséder. On ne possède jamais vraiment, sinon ce sont ces objets de
prédilections qui nous possèdent, nous asservissent.
Éric


Valerie 09/10/2008 12:01

Je n'aime pas la pauvrete, elle me limite, non pas dans que j'ai, mais mon cote creatif; la richesse, quelquelle soit, m'inspire.

Vivre simplement 11/10/2008 14:18


Chère Valérie,
Je crois que tu n'as pas saisi la substance de cette pauvreté...

Éric


Éric Laliberté 18/05/2008 23:17

Merci Richard! Bon dimanche à toi aussi! (enfin, ce qu'il est en reste... vu l'heure qu'il est. :-)   )

Richard 18/05/2008 18:49

Voilà qui est bien dit Éric.bon dimanche, Richard