L'île de Vitalis - Chapitre un - 2ième partie

Publié le par Éric Laliberté

 

l___le_de_vitalis_-_page_couverture.jpgL’île de Vitalis

Chapitre Un – 2ième partie

 

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©  Copyright 2006  Éric Laliberté

 

 

 

Maxence sursauta en entendant la voiture derrière lui klaxonner. Ouvrant les yeux, il vit que le feu était vert. Il appuya sur l’accélérateur et avança sur l’artère. Il esquiva une portière qui s’ouvrit brusquement devant lui et poursuivit sa route en prenant sur la gauche à l’intersection suivante. Ici, la circulation était moins dense et son esprit pu retourner auprès de ses héros oubliés.

Lorsqu’il se gara dans le stationnement souterrain de l’immeuble où il habitait, un léger sourire flottait sur ses lèvres et adoucissait les traits de son visage.

Fermant la portière de sa voiture, il contempla les structures de béton du soubassement de l’immeuble comme s’il les voyait pour la première fois. Ces murs lui firent l’effet d’un bunker en comparaison avec les paysages dont il venait de rêver. Prenant le sac de provisions qu’il avait déposé par terre en descendant de voiture, il traversa le stationnement silencieux à cette heure tardive. Ses pas résonnaient en écho et une odeur de monoxyde de carbone flottait dans l’air. Maxence se perdait dans ses pensées et lentement la nostalgie d’un  monde qu’il n’avait pas connu s’installa en lui.

Contemplant la porte de l’ascenseur, il essaya d’étouffer ce sentiment en se rassurant et il se mit à réviser sa vie. Il avait terminé ses études universitaire avec distinction. Le poste qu’il occupait au sein de l’entreprise lui réussissait à merveille. Il avait un excellent salaire et toute la reconnaissance de ses patrons pour ses performances. Financièrement, sa situation était plus que satisfaisante. Aujourd’hui, il pouvait se permettre bien des extravagances comme ce joli condo. Il avait aussi un cercle d’amis très intéressants avec qui il fréquentait des endroits très à la mode.

L’ascenseur s’ouvrit.

Il entra et appuya sur le chiffre trois tout en se disant que finalement sa vie n’était pas si mal que ça. La situation qu’il s’était taillée et tout le confort dont il bénéficiait étaient plus qu’enviables. Rassuré, il esquissa l’ombre d’un sourire en regardant les portes se refermer.

Au moment où l’ascenseur s’élevait, le choc du décollage le déstabilisa légèrement. Il se vit l’espace de quelques instants à bord de la montgolfière qui avait entraîné le professeur Fergusson durant cinq semaines au-dessus de l’Afrique. Cette image n’eut à peine le temps de se frayer un véritable passage qu’il ramenait déjà son esprit vers des choses plus sérieuses. Poursuivant ses rassurassions, il en vint à penser qu’il pouvait se la couler douce maintenant! En profiter pleinement! Bientôt, lui et Alicia envisageraient sérieusement de s’installer et avoir des enfants. Ils achèteraient une petite maison pour élever leur famille. « Une maison au bord de l’eau, ce serait bien, on pourrait avoir un bateau, se disait-il. Les week-ends, on se ferait de gros barbecues. La famille viendrait nous visiter… » Et il retrouvait là toute la sécurité, la stabilité de son monde. La vie lui paraissait délicieuse sous cet angle et il se mit à envisager la retraite. Après tout, le chemin était tout tracé! Rien de bien compliqué!

Deuxième choc. L’ascenseur s’immobilisa ouvrant ses portes sur le troisième étage. Maxence hésita quelques instants avant de descendre. Il avait perdu son sourire et ses couleurs.

Il pensait déjà à la retraite!

Le sentiment délicieux qu’il tentait de faire monter en lui ne voulait plus persister. Quand il mit le pied sur le palier, il avait en tête un grain de question qui s’efforçait de prendre forme et il hésitait à le laisser faire. S’avançant vers la porte de son appartement, la clé à la main, il se sentait flotter entre deux mondes, son esprit vidée d’un seul coup. Il n’osait plus penser, à peine respirer, de crainte de voir tout basculer. Mais, en enfonçant la clé dans la serrure de son appartement, la question éclata en lui et sema la doute sur toutes ses convictions.

« Et puis après? » détona-t-elle.

Il était trop tard, maintenant la porte était ouverte. Les questions s’enchaînèrent et se bousculèrent les unes après les autres : « Qu’est-ce qu’il y a ensuite? »; « Est-ce que la vie se limite à ça? »; « Ce n’est que ça la vie? »; « Une accumulation de biens pour montrer ma réussite sociale? »; « Je vais devoir passer ma vie à travailler, gagner de l’argent et acheter? »; « Il n’y a pas « autre chose »? »; « La vie ne peut pas être que consommation, marchandage et marketing! »; « Espèce de mouton! Peureux! Inconscient!», l’injuriaient ses pensées.

 

Au même moment, il entendit dans un souvenir lointain, les voix des copains du bistrot qui se bidonnaient et qui lui criaient « Vas-y Make-Sense! Mets leur en plein la gueule! » Il revit cette époque où il se torturait l’esprit tiraillé entre ces perceptions de la vie, celles que tout le monde poursuivait, et … autre chose. Il y avait autre chose, mais il ne savait plus quoi. Par quoi pouvait-on espérer remplacer toutes ces espérances? Quel plaisir y avait-il à vivre s’il n’y avait pas tous ces divertissements, toute cette opulence à s’offrir? Il avait déjà été possible de vivre autrement sur terre… à une autre époque…

 

Il déposa son sac de provision sur le comptoir de la cuisine, rangea les quelques légumes qu’il avait achetés dans le réfrigérateur puis se mit à cuisiner. Il n’avait pas vraiment faim, mais tentait de s’occuper l’esprit pour chasser ces pensées.

 

Pendant qu’il faisait sauter quelques légumes dans le poêlon, le téléphone sonna et lui arracha presque un soupir de soulagement. C’était certainement Alicia qui téléphonait pour lui souhaiter bonne nuit.

 

Mais en décrochant, il reconnu la voix railleuse de Simon qui résonna dans l’appareil.

 

— Hi, Make-Sense! Tu n’étais pas déjà au lit j’espère?

 

— Salut Simon! Non, j’en suis à faire rissoler des oignons.

 

— Oh! Ça va pas toi, pour que tu te mettes à cuisiner à cette heure-là.

 

— Non, non tout va très bien! J’ai simplement fini de travailler très tard et je n’ai pas eu le temps de manger.

 

— T’es certain?

 

— Bof! Quelques blues existentiels.

 

Maxence n’avait pas le goût de se lancer dans cette discussion et il préférait bavarder avec Simon, ça lui ferait du bien en plus de lui changer les idées.

 

— Qu’est-ce qui te prend de me téléphoner aussi tard? Il est presque minuit, lui lança-t-il un sourire dans la voix. (Simon savait très bien qu’il pouvait téléphoner à toutes heures.) As-tu des nouvelles de notre « petite folie » de dernière minute?

 

— J’ai essayé de te joindre toute la journée, mais je n’y suis pas parvenu. Ton portable ne fonctionnait pas ou quoi?

 

Maxence jeta un coup d’œil vers l’appareil qu’il portait toujours à la ceinture et vit que celui-ci était fermé.

 

— Merde! J’avais une réunion importante cet après-midi et j’ai oublié de le rallumer depuis. Je dois avoir une tonne de messages maintenant.

 

— Bon ce n’est rien. On a eu les confirmations de l’agence de voyage pour la croisière. Tout est parfait pour les deux prochaines semaines. Mais comme c’est une réservation de dernière minute, on doit passer avec toute la bande régler la facture demain matin sans faute.

 

— Alors tout fonctionne! On prend l’avion dimanche!

 

— Exactement! Dans deux jours my friend!

 

Maxence était au comble du bonheur. C’était le premier voyage qu’il s’offrait. Toute la bande allait se retrouver sur un immense voilier des mers du sud. Il n’avait pas revu plusieurs d’entre eux depuis le collège. C’est Simon qui avait eu l’idée de ce voyage.

 

— Alicia sera folle de joie en apprenant la nouvelle.

 

— Alors je passe te prendre demain à 9 heures. Les autres viendront nous rejoindre à l’agence.

 

                ***

 

Simon garait sa voiture devant l’immeuble lorsque Maxence le vit par la fenêtre de sa chambre. Il agrippa son sac à dos en passant dans la salle de séjour à toute vitesse puis sauta dans l’ascenseur. Quand il sortit, Simon l’attendait appuyé sur l’aile de sa Mustang. En arrivant à sa hauteur, Maxence claqua la main que lui tendait Simon survolté.

 

— On va s’en payer toute une!

 

— Ça, tu peux en être certain.

 

Grand, roux, les cheveux ébouriffés toujours prêt à faire la fête, Simon sauta dans sa voiture suivi de Maxence. Il appuya sur l’accélérateur, les pneus crièrent et ils n’eurent même pas le temps de voir le regard froissé de la vieille dame qui passait sur le trottoir.

 

En entrant dans l’agence, ça parlait fort. Le ton était à la fête. Tout le monde était là, Nathalie aussi, toujours aussi jolie! Elle s’approcha de Maxence et l’embrassa sur la joue.

 

— Comment vas-tu? C’est merveilleux de se retrouver tous ensemble, n’est-ce pas?

 

Maxence les contemplait le sourire aux lèvres. Simon courait déjà de l’un à l’autre offrant accolades et tapes dans le dos à tous ceux qui passaient sur son chemin. Ses grands éclats de rires résonnaient dans toute la minuscule agence.

 

— C’est vraiment super de te revoir, dit-il à Nathalie en lui tenant les mains. Maxence était resté sensible au charme de Nathalie.

 

Un homme légèrement plus vieux qu’eux s’approcha et la prit par la taille. Laissant les mains de Maxence, elle se serra contre lui.

 

— Je voudrais te présenter Jean-Marc. On est marié…, dit-elle en tendant la main pour mettre sa bague en évidence. Depuis 3 ans!

 

Une légère déception glissa dans les yeux de Maxence en serrant la main tendu par Jean-Marc, mais personne ne le remarqua.

 

— Félicitations!, feignit-il. Ma copine n’est pas là, mais elle nous accompagnera pour la croisière, s’empressa-t-il d’ajouter Vous savez, les rendez-vous du samedi matin : coiffure, manucure…, dit-il avec un haussement d’épaule. Vous la verrez dimanche. Elle se nomme Alicia.

 

La voix de Simon s’éleva soudainement au-dessus de tout ce brouhaha. Grimpé sur une chaise, il s’adressa au groupe.

 

— Chers amis, je vous demanderais un moment d’attention.

 

Rapidement les voix diminuèrent, pour se transformer en murmures clairsemés de rires discrets.

 

— Merci! C’est fantastique de vous revoir tout le monde et c’est surtout génial que nous puissions tous partir ensemble. Ce n’était pas qu’une mince affaire de coordonner tous ces agendas. Par chance plusieurs d’entre vous sont du monde de l’éducation et ne travaillent pas beaucoup… l’été!, s’empressa-t-il d’ajouter dans un sourire malicieux. De légers cris de désapprobation fusèrent du groupe.

 

— On a tout plein de choses à se raconter, poursuivit-il, mais comme nous passerons les deux prochaines semaines sur le même bateau, il faut s’en garder. Pour l’instant, notre gentille agente de voyage, Mme Boisvert, aimerait pouvoir commencer le traitement de chacun de nos dossiers. Alors, pour le bien-être de ses oreilles, nous allons attendre à l’extérieur où nous pourrons continuer de discuter et où elle viendra nous chercher à tour de rôle.

 

En quelques instants, l’agence de voyage se libéra et tout le monde se retrouva sur le trottoir à discuter et rire de plus belle.

 

Ils étaient 14 à entreprendre ce voyage en comptant les enfants de Marie-Andrée et Robert. De tout le groupe, ils n’étaient que quatre à être accompagnés : Nathalie, Marie-Andrée, Robert et Maxence. Tous les autres étaient célibataires. Les enfants de Marie-Andrée et Robert avaient 7 ans, 5 ans et 4 ans : trois garçons. Tout deux faisaient partie de la bande à l’époque et leur histoire d’amour remontait tout aussi loin. Les célibataires, incluant Simon,  se nommaient Valérie, Régis, Johanne et Carl.

 

— Robert et Marie-Andrée! Toujours ensemble! Comment peux-tu encore le supporter, dit Simon en embrassant Marie-Andrée pendant que Maxence serrait Robert dans ses bras. C’est moi qu’il te fallait. Avec moi tu aurais déjà 5 enfants. Pas seulement trois!, dit-il en s’esclaffant.

 

— C’est ta grande gueule qu’elle n’aurait pas pu supporter!, lui lança Robert en lui ramenant une claque derrière la tête.

 

Simon se sauva en rigolant, cherchant une autre victime.

 

Pendant ce temps, Maxence, riant de la réplique de Robert, s’était approché de Renaud, le timide de la bande. Renaud sortait d’une relation très difficile et comptait bien sur ce voyage pour se remettre. Son conjoint l’avait quitté deux mois auparavant et il commençait à peine à se remettre.

 

— Comment ça va? Simon m’a dit pour ta rupture avec Mathieu. Ça n’a pas été facile…

 

— Oh! Tu sais, ça n’est jamais facile. La durée des couples dans le monde gaie n’est pas toujours très longue, surtout chez les hommes. Ce n’est qu’en vieillissant que l’on peut espérer un peu plus de stabilité. J’ai eu le malheur de croire qu’on était rendu assez vieux pour cela… Renaud avait les yeux qui roulaient dans l’eau.

 

— Je suis content de te revoir, lui dit Maxence en le serrant contre lui. Tu vas voir comme on va s’amuser sur ce voilier!

 

— J’y compte bien!, dit-il en essuyant le coin de ses yeux. Alicia sera du voyage?

 

— Oui, elle sautait de joie quand je lui ai appris la nouvelle hier soir.

 

— J’ai bien hâte de la rencontrer.

 

— Renaud!, dit Simon en lui sautant dessus. Vieille fripouille! Tu es près à faire sauter la baraque « party animal »! J’espère que tu as toujours le diable au corps quand il est question de danser!

 

Renaud exécuta aussitôt ce pas de « moon-walk » à la Michael Jackson pour le faire rigoler. Tout le monde se mit à rire et applaudir. Lui aussi riait aux éclats. En quelques secondes Simon avait su transformer l’humeur de Renaud.

 

Le trottoir était animé d’une énergie électrisante. Il y avait tant de souvenirs à partager…

 

Les discussions continuèrent ainsi pendant une bonne heure puis tranquillement le trottoir se vida. Les uns après les autres ils partirent faire leurs bagages ou compléter quelques achats de dernière minute. C’est ce que firent Simon et Maxence quand tout le monde eut quitté l’agence.

 

À bord de la voiture, Maxence savourait ce moment. Simon conduisait avec un sourire de satisfaction aux coins des lèvres. Aucune parole à bord, leur simple bonheur flottait dans l’air et cela suffisait.

 

              ***

 

À la pharmacie, pendant que Simon passait à la caisse, Maxence jeta un coup d’œil aux revues sur l’étalage et tomba sur un entretien avec la psychologue Belinda Gore: « Le comportement d'addiction qui devient la caractéristique psychologique de notre culture contemporaine démontre l'évidence de notre tentative collective pour emplir le vide créé par notre dérivation extatique. Nous mangeons trop de nourritures mauvaises pour nous et employons alcool, drogues, caféine, nicotine, travail ou sexe pour soulager cette faim dévorante de félicité. »

 

Appuyé contre le stand de magazines, la lecture de cet entretien le replongea soudainement au plus profond de lui-même. Cette psychologue touchait exactement là où ça faisait mal. Ces quelques lignes le ramenèrent à ce — Et puis après? — qui résonna de plus bel dans sa tête.

 

Simon s’approcha un sac à la main. Voyant la tête que Maxence faisait, il fronça les sourcils lui demandant dans un demi-sourire :

 

— Qu’est-ce qui t’arrives? T’es tout figé!

 

— Y’a rien!, répondit-il en replaçant le magazine sur l’étalage.

 

Mais Maxence n’eut même pas le temps de le déposer que Simon le lui arrachait des mains.

 

— T’as vu!, dit-il en lui plantant le magazine sous le nez, c’est Valérie sur la page couverture!

 

Dans le coin inférieur droit il y avait une photo en mortaise de Valérie sous laquelle apparaissait son nom en grosses lettres. Maxence sursauta en reconnaissant l’amie qu’il venait tout juste de quitter à l’agence.

 

— Je ne savais pas qu’elle écrivait dans des revues, dit-il en reprenant le magazine des mains de Simon.

 

Simon jeta un œil par-dessus l’épaule de Maxence cherchant à savoir ce qu’avait fait Valérie pour se retrouver en première page.

 

Elle avait écrit sous le titre : « Consommer ou Vivre? » Le reportage faisait plusieurs pages et était le résultat de ses recherches en sociologie sur la société de consommation. Elle achevait sa thèse de doctorat sous ce thème. En continuant de feuilleter, Maxence réalisa que l’article de Valérie était celui qui avait retenu son attention plus tôt. La psychologue que citait Valérie était une des professionnels qui s’était penchée sur la question et la liste était longue de ces observateurs de nos habitudes de consommation. Valérie en citait plusieurs de partout à travers le monde.

 

— On l’achète!, dit Simon en relevant la tête. Il faut lui montrer qu’on a trouvé son reportage. On pourrait même lui demander de nous l’autographier, dit-il en riant.

 

Maxence ferma la revue et passa à la caisse. Ils étaient plusieurs à réfléchir sur notre mode de vie actuel. D’autres que lui s’intéressaient à la question et… sérieusement! Valérie en aurait certainement long à raconter sur le sujet…

 

 

 

 

 

Éric Laliberté

 


 

 


 
C’était un vendredi, il était 22h10. Les vacances débutaient enfin. Ce soir, au volant de sa voiture, Maxence rentrait chez lui en repensant à toutes ces années qui n’étaient pas si loin derrière. Arrêté au feu rouge, plusieurs souvenirs de sa jeunesse lui revenaient. La vie semblait si simple à cette époque. Que s’était-il donc passé? Aujourd’hui, il ne cessait de courir pour rattraper le temps d’un agenda qui n’en finissait plus de se remplir.

 

Une soupape s’actionna et son imagination fugua quelques instants vers ces vieux rêves qui avaient nourri son enfance. Depuis quelques temps, Jules Vernes revenait le hanter et il avait ressorti ses vieux livres. Son esprit se remit à voyager. Fermant les yeux, il s’envola et des paysages se profilèrent sur les murs de son imagination. Il devint un de ces personnages, toujours entre deux avions, qui explore pour le compte du Muséum d’histoire naturelle de Paris et les personnages de Jules Vernes s’animèrent : leur passion, leur curiosité, leur goût de l’aventure… L’espace d’un instant, il replongea en compagnie du capitaine Némo s’approchant de l’Atlantide. Il se vit entrant dans le grand salon du Nautilus en compagnie du professeur Aronnax. Ensemble, face aux immenses fenêtres du sous-marin, ils s’émerveillaient des vestiges de cette civilisation légendaire…

 


Publié dans Extraits

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Richard 05/12/2006 15:06

Salut Éric et Brigitte,
Très heureux de vous avoir rencontré lors du lancement de l'Île de Vitalis à Sherbrooke.
J'ai finalement pris le temps de lire ce très intéressant roman, une fois commencé, il n'est pas facile de s'arrêter, heusement qu'il n'est pas très volumineux car la nuit aurait été très courte ;))
Selon moi, tu as de l'avenir... car il te faudra encore plusieurs romans tout aussi intéressant... pour qu'un jour nous puissions mieux connaître "Vitalis"
Amitiés, Richard
 

Éric Laliberté 05/12/2006 15:11

Merci Richard!
À ce que je lis, tu as reconnu Vitalis... : )
Nous aussi ça nous a fait plaisir de vous revoir.
À bientôt!
Éric