Compostelle, le retour! (3 de 5)

Publié le par Éric Laliberté

IMG-0228.JPGLes jours passent et sur la route,
nos repères se défont un à un.
Ils se dissolvent dans l'inconnu,
dans l'imprévu.
Des peurs nous assaillent.
Des blessures intérieures
remontent à la surface
mais, la route continue!
 
Nous avançons sans relâche.
Le chemin nous défait.
Il défait ces nœuds
qui plongent parfois si creux
que nous n’avons plus conscience d’aller
le corps noué d’inquiétudes.
Mais, nous avançons toujours.
 
Souvent, les larmes nous viennent
seul, en silence, sur la route.
Dans la douleur de leur enfantement
les nœuds se défont.
IMG-0232.JPGChaque jour, notre corps s’allège.
Lentement nos cœurs s’apaisent.
Et nous allons encore plus loin.
 
Le chemin, peu à peu,
devient espérance.
Nous comprenons que cette route
libère l’être en nous.
Elle nous plonge
aux racines de nous-mêmes
pour refaire les contacts
que ces nœuds avaient déviés.
Nos traits de caractère,
qui se dressaient en barricades
par peur d’être blessés, tombent
pour laisser place à plus d’humanité,
IMG-0233.JPGplus de vérité.
 
Lentement, la transformation s’opère.
 
Heureux de ce mouvement,
mais conscient qu’il reste encore beaucoup à faire,
nous reprenons la route pour aller encore plus loin.
Le chemin s’intègre et la confiance grandit sous nos pas.
 
Buen Camino!
amazigh.jpg 
Éric Laliberté
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