Un jour…

Publié le par Éric Laliberté

On a tous un jour comme celui-là. On le connaît très bien ce jour, c’est celui où on fera un voyage, cessera de fumer, perdra du poids, prendra des cours de danse, de peinture…
C’est aussi celui où on aura enfin du temps et où on se dit : « J’en profiterai bien… ». J’en profiterai bien quand j’aurai fini mes études, quand j’aurai payé la maison, quand les enfants seront plus grands, quand on aura notre chalet, quand je serai à ma retraite.
Mais, ce jour ne vient jamais. On ne fixe pas de date et l’échéance se prolonge comme si le bonheur était toujours pour demain.
Avons-nous peur d’être heureux?
Pensez-y quelques instants.
Quel mal y aurait-il à ce que ce soit maintenant?
Ça pourrait nuire à d’autres projets?
Ces projets sont-ils réellement les vôtres où les avez-vous entrepris par convention sociale? J’entend par convention sociale tout ce que l’on fait parce que tout le monde le fait, parce que c’est comme ça dans la vie. Je ne l’ai encore jamais vu le document qui stipule que nous devons nous comporter de la sorte parce que « c’est comme ça dans la vie ». Une convention sociale est une règle de vie, un code de conduite, édifiée par les humains. Ça n’en fait pas pour autant une référence absolue, une règle régissant l’univers.
Prenez encore quelques instants.
Votre vie est-elle le reflet de ce que vous aviez imaginé plus jeune?Levé de soleil sur le lac Savane - Parc du Mont-Tremblant
Ne cherchez pas d’excuses répondez seulement à la question.
Ce que vous faites présentement vous convient-il réellement ou si vous le faites en attendant?
Avez-vous des projets spontanés ou est-il difficile de briser votre routine?
Vous donnez-vous l’espace pour exprimer ce que vous êtes ou le réprimez-vous par crainte, par gêne?
Maintenant, dites-moi, vous savez que votre vie prendra fin un jour? Qu’un jour vous allez mourir? J’espère qu’on vous l’a dit sinon, réveillez-vous! Il est encore temps d’agir.
Ce jour devient plus pressant soudainement.
Bien des règles sociales se relativisent devant cette réalité.
Que fait-on lorsque nous sommes en vacances?
On en profite, on s’amuse! Ça ne dure jamais assez longtemps.
Notre passage sur terre est comparable à ces trop courtes vacances.
Trop courte cette vie pour que nous perdions des années à faire fonctionner un système économique qui nous promet toujours le bonheur pour demain.
Le bonheur est possible aujourd’hui. À nous d’en décider.
Alors on ne dira plus « Un jour… » mais, « Aujourd’hui… »
 
Éric LalibertéSymbole berbère désignant l'homme libre

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Pierre 11/11/2005 11:54

Merci pour ce joli texte et au lien que vous avez fait vers une des pages de mon modeste site (changer de vie).

Éric Laliberté 11/12/2005 05:15

Ça fait plaisir Pierre! Je trouves qu'il y a des outils intéressants sur ton site.

Richard 09/11/2005 00:49

J'apprécie ce texte Éric, j'essai d'en vivre, mais pas toujours évident.